🔸12/30 (Ma)nager dans le bonheur : l'injonction aubonheur
- marie-pierredemon
- 22 juin
- 2 min de lecture
Sujet récurrent sur les réseaux sociaux : l’injonction au bonheur, avec certaines entreprises qui se sont alors dit « il faut investir dans le bonheur », ayant connaissance des résultats scientifiques parus il y a 2 décennies qui montrent que les salariés plus heureux sont plus performants.

MAIS elles sont tombées dans les travers : le baby foot, la cantine bio, les massages ou autres accessoires ou gadget du bonheur, que je dénonce très nettement dans le tome 2 de mon livre, concilier bonheur et performance au travail, les clés systémiques et organisationnelles, (@Territorial éditions).
Le bonheur n’est pas une chose, encore moins un produit qui s’achète, ou un gadget que l’on place. Encore moins une injonction à la performance. Je l’explique dans mes articles de la saison précédente, se former au bonheur.
🎯 Il faut alors connaître comment ça marche pour en mettre en place les bons facteurs, car au départ le bonheur est motivationnel, il guide vers les ressources pour atteindre le but (mais pour cela il faut être conscient de son intériorité), et il évalue le but. Autrement dit, les collaborateurs seront heureux s’ils trouvent les ressources pour atteindre leurs buts (l’inverse s’appelle stress), qui peuvent tout à fait converger avec les objectifs de l’entreprise, si les buts sont concordants (Sheldon, K. M., Goffredi, R., & Schlegel, R. J. (2023). Self-concordant goal-striving as internalized motivation: Benefits beyond person-goal fit. Motivation Science, 9(1), 53.).
La concordance des buts tient d’une part à l’individu (convergence de ses valeurs et de celle de l’organisation, d’où l’importance de bien choisir son @happy job, et à l’organisation, si le but de l’entreprise concorde avec le bien commun, ainsi que l’avait déterminé l’économiste Adams Smith.
😀 J’ai dressé les bases universelles du bonheur en tant que processus dans ma thèse. Quand on a compris « intellectuellement » comment ça marche, cela ne suffit pas. Il faut faire vivre le processus en soi : c’est un processus cognitif lié à la #metacognition. Il faut également que l’organisation contribue elle aussi à faire vivre le processus, de multiples façons. Autrement dit, il faut que les dirigeants ou manageurs aient intégré en eux le processus bonheur. Mais hélas, on en est encore loin, car la plupart ont une vision arriérée, erronée ou simpliste du bonheur, (et tout le monde s’en fout comme dirait Fabrice de Boni.
Concilier bonheur et performance au travail requiert à la fois un apprentissage par les collaborateurs et pour l’organisation, et toute dualité, tout antagonisme permanent ne peut conduire à cette voie. BEEP ! Bien-Etre & Efficacité Professionnelle



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